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La preservation de l’environnement et les strategies de sante globale

Comme on l’a exposé précédemment, la préservation de l’environnement contribue à la santé des populations de manière indirecte. L’alimentation n’est pas le seul élément qui peut aider à préserver la santé publique. D’autres facteurs entrent aussi en jeu :

La recherche médicale

La nature est à l’origine de nombreuses molécules et d’ingrédients utilisés dans les produits de vaccinations et les traitements par antibiotiques. La liste des produits de santé issus de plantes médicinales est longue et continue de s’allonger. En voici quelques exemples :

–          L’artémisinine, principe actif présent dans les extraits d’armoises, joue un rôle majeur dans la lutte contre le paludisme.

–          Le taxol, médicament utilisé dans le traitement du cancer, provient d’extraits de Taxus brevifolia, des Ifs qui prospèrent sur la côte Ouest des États-Unis.

–          Le Tamiflu contient de l’acide shikimique extrait à partir de graines d’anis.

Des milliers d’espèces de plantes médicinales, dont certaines sont en danger d’extinction, sont répertoriées par l’OMS et par les géants de l’industrie pharmaceutique. Ce chiffre n’inclut pas encore les végétaux qui restent à découvrir. Les scientifiques estiment que 375 000 plantes sont encore non répertoriées, d’où l’importance des efforts de préservation de l’environnement.

La prévention des maladies respiratoires

À cause du réchauffement climatique, les polluants atmosphériques pullulent dans l’air. Ces particules causent des centaines de milliers de morts chaque année. Rien que dans l’Union européenne, la pollution de l’air aurait fait plus de 238 000 victimes en 2020. La préservation de l’environnement se présente alors comme un levier important qui permet de prévenir et de réduire la prévalence des maladies respiratoires causées par la pollution atmosphérique.

La naturopathie et les médecines alternatives

La protection de la biodiversité soutient aussi les médecines douces, en particulier celles qui reposent sur des moyens naturels. La naturopathie, l’homéopathie et l’aromathérapie en font partie. La pérennité de ces pratiques de soins dépend presque entièrement de la survie des plantes médicinales et aromatiques.

La protection de l’environnement est donc un pilier majeur de toute stratégie de santé globale. Cette composante figure même parmi les facteurs de protection indissociables de la santé des personnes âgées, la santé des migrants, la santé oculaire et de la santé respiratoire.

Malgré toutes les bonnes volontés du monde, concilier développement économique, environnement et l’intérêt de santé publique reste un exercice délicat. L’élaboration d’un plan de santé intégrant un volet environnemental relève d’une science politique complexe. Cela requiert un débat ouvert et franc entre tous les acteurs de la santé, de l’économie, des finances, de la politique et des sciences sociales.

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